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Le mythe fondateur de la rareté – par Yves-Marie Abraham

par Yves-Marie Abraham, professeur agrégé au département de management, HEC Montréal

Texte paru dans : Serge Mongeau (dir.), Objecteurs de croissance. Pour sortir de l’impasse la décroissance, Montréal, Éditions Écosociété, 2007, p. 58-70

 

 

Rompre avec la logique de la croissance économique illimitée suppose, entre autres choses, de se défaire d’une certaine conception de l’homme et du monde propre à l’Occident moderne. Selon cette conception, l’homme serait un animal éprouvant des besoins sans limites et l’univers serait pour l’essentiel un moyen de satisfaire ces besoins infinis. La difficulté ici est que ce rapport au monde est appréhendé par la plupart des humains modernes sur le mode de l’évidence et qu’il leur paraît inscrit finalement dans la nature des choses. C’est essentiellement à cette difficulté que je tente de m’attaquer dans les pages qui suivent.

Au commencement était la rareté

Tout d’abord, qu’est ce que la croissance économique? Une fois n’est pas coutume, la réponse est ici assez simple. La notion de « croissance économique » désigne, chez les économistes, l’augmentation de la production de biens et de services, au sein d’une population donnée, en général un État-nation. Le fameux PIB – produit intérieur brut – est le principal instrument de mesure de cette production de biens et de services.

Seconde question importante : pourquoi cette croissance est-elle considérée comme nécessaire? Pourquoi, en d’autres termes, faut-il produire toujours plus? Parce que nos ressources sont insuffisantes, répondent les économistes. Parce que les moyens de satisfaire nos besoins sont limités. C’est ce que l’on appelle, en économie, le principe de rareté; principe fondateur de cette discipline, que l’on trouve exposé généralement dès les premières lignes des manuels destinés aux étudiants.

Gregory Mankiw, par exemple, professeur d’économie à l’université de Harvard, affirme à la page 4 d’un manuel vendu à plus d’un million d’exemplaires et traduit en 17 langues :

La gestion des ressources dans une société est importante car ces ressources sont rares. La rareté signifie que la société ne peut satisfaire les besoins de tout le monde. De même qu’un chef de famille ne peut donner tout ce qui ferait plaisir à chacun des membres de la famille, la société ne peut garantir à tout individu le niveau de vie auquel chacun aspire (1).

Dans un autre manuel, encore plus célèbre et encore plus diffusé de par le monde (18 éditions), Paul Samuelson, prix Nobel d’économie, écrit lui aussi dès les premières lignes de son texte :

Nous évoluons dans un monde de rareté, rempli de biens économiques. La rareté est un état où les biens sont en quantité limitée, relativement aux désirs. Un observateur objectif se doit de reconnaître que, même après deux siècles de croissance économique rapide, la production des États-Unis n’est tout simplement pas suffisante pour satisfaire les besoins de tous (2).

Joseph Stiglitz, autre prix Nobel d’économie et ancien conseiller de Bill Clinton, d’autant plus intéressant à citer ici qu’il est considéré comme critique (3), « enfonce le clou » et se montre parfaitement orthodoxe dans les premières pages du manuel que lui aussi a publié:

La rareté occupe une place centrale en économie; c’est parce que les ressources sont rares que les choix ont de l’importance. Chacun d’entre nous est obligé de faire des choix en raison du montant limité de son revenu. On ne peut pas s’offrir tout ce que l’on souhaite. […] Mais le caractère limité du revenu n’est pas la seule raison pour laquelle nous sommes obligés de faire des arbitrages. […] le temps est également une ressource et même l’enfant d’un milliardaire possédant tous les jouets du monde, y compris les plus chers, doit choisir chaque jour ceux avec lesquels il va jouer. Dès que l’on fait intervenir le temps, on se rend compte que la rareté est une réalité à laquelle tout le monde est soumis (4).

Le désir d’améliorer son sort

Pour ces économistes patentés donc, on n’échappe pas à la rareté. C’est une réalité aussi inéluctable que n’importe quelle loi physique. Et comment en effet ne pas leur donner raison quand ils affirment que nos ressources sont limitées? Qui oserait nier une telle évidence? Cependant, que nos ressources soient limitées n’implique pas logiquement qu’elles soient rares. Il n’y a en fait de rareté, au sens où l’entendent les économistes, que dans la mesure où nos besoins excèdent les moyens que nous avons de les satisfaire. Dès lors que les besoins sont inférieurs ou simplement ajustés aux ressources disponibles, il n’y a plus de phénomène de rareté, même si les ressources restent limitées.

Comme le souligne l’anthropologue Marshall Sahlins, dont le travail constitue un repère essentiel dans cette discussion, « La rareté n’est pas une propriété intrinsèque des moyens techniques. Elle naît du rapport entre moyens et fins (5). » Voilà ce que négligent bien souvent de rappeler les économistes, mais pour une raison sans doute très simple : tous sont persuadés que l’adéquation entre les moyens et les fins, entre les ressources et les besoins, est impossible. Tous en fait considèrent, de manière implicite le plus souvent, que l’homme éprouve des besoins infinis, qu’il désire sans limites, et qu’il agit donc en permanence « sous contrainte de rareté », selon l’expression consacrée.

Ce faisant, les économistes d’aujourd’hui ne font que reprendre à leur compte une conviction que le fondateur de leur discipline, Adam Smith, exprimait très clairement dans sa célèbre Enquête sur la nature et les causes de la richesse des nations, parue en 1776. Le philosophe écossais y soutenait en effet que le principal ressort de l’action humaine est le « désir d’améliorer son sort ». Et il ajoutait :

Désir qui est en général, à la vérité, calme et sans passion, mais qui naît avec nous et ne nous quitte qu’au tombeau. Dans tout l’intervalle qui sépare ces deux termes de la vie, il n’y a peut-être pas un seul instant où un homme se trouve assez pleinement satisfait de son sort, pour n’y désirer aucun changement ni amélioration quelconque (6).

Deux cents ans plus tard, Paul Samuelson écrivait dans la 14e édition de son manuel (passage non repris dans la 18e édition) que « Les biens sont limités, alors que les désirs semblent insatiables (7). » Le professeur émérite du MIT paraît un peu plus circonspect que Smith, puisqu’il affirme seulement que les désirs « semblent » insatiables, mais, sur le fond, il partage avec lui la certitude que l’Homme ne cessera jamais d’être animé du désir d’améliorer son sort :

Si vous sommez tous les désirs, vous découvrez rapidement qu’il n’y a tout simplement pas assez de biens et de services pour satisfaire même une faible fraction des souhaits de consommation de chacun (8).

Pratiquer le détour anthropologique pour interroger nos évidences

Si, comme le pensait Smith il y a plus de deux siècles, il est dans la nature de l’homme que de désirer sans limite, nous sommes effectivement condamnés à la rareté, et la croissance économique a toutes les chances de s’imposer alors comme une nécessité incontournable, quitte à lui donner la forme d’un « développement durable ». Mais, est-on bien sûr que l’homme éprouve, naturellement, des besoins infinis? Le détour par d’autres mondes humains que le nôtre permet en fait d’en douter, surtout peut-être quand ce détour passe par les sociétés de chasseurs-collecteurs, telles que celles des Bushmen du Kalahari, des Aborigènes australiens ou des Inuit du grand nord canadien, pour ne citer que les plus connues.

Les récits d’explorateurs, de missionnaires et d’ethnographes s’accordent tous pour constater le grand dénuement, sur le plan matériel, dans lequel vivent ou vivaient les membres de ces sociétés. Sur la base de ces récits, produits par des occidentaux de l’époque moderne, on a défini l’économie de ces chasseurs-collecteurs comme une « économie de subsistance », manière de souligner le fait que ces humains parvenaient tout juste à se procurer le minimum nécessaire à leur survie. Et pour expliquer cette situation, on a invoqué généralement des circonstances indépendantes de la volonté de ces hommes. En particulier, bien sûr, on a fait valoir les contraintes de leur environnement : rudesse du climat, pauvreté des ressources disponibles, hostilité des peuples voisins, isolement géographique… Sous entendu : ces humains sont tout comme nous animés du constant désir d’améliorer leur sort, notamment sur le plan matériel ; seul leur milieu de vie ne leur a pas permis de satisfaire ce désir. L’explication est rassurante et nous conforte dans la certitude que notre manière de vivre n’a finalement rien d’exceptionnel.

Toutefois, cette explication ne tient pas. Si ces chasseurs-collecteurs éprouvaient effectivement des besoins infinis, on devrait les voir s’activer sans relâche dans le but d’améliorer leurs conditions de vie. Or il n’en est rien. Dans un texte désormais célèbre, l’anthropologue Marshall Sahlins fait les comptes et calcule finalement que les membres adultes de ces sociétés ne consacrent guère plus de 3 à 5 heures par jour, en moyenne, aux activités nécessaires à leur subsistance, y compris ces activités qui relèvent de ce que nous appelons dans notre monde le « travail domestique ». En outre, ils prennent très peu soin des quelques biens matériels qu’ils possèdent et ne manifestent guère le souci d’en accumuler davantage. Enfin, ils gaspillent allègrement la nourriture qu’ils trouvent et ne cherchent pas à la stocker, même quand ils savent le faire.

La sobre abondance des chasseurs-collecteurs

Soucieux de conforter l’idée selon laquelle l’être humain, qu’il soit Bushman ou Américain du Nord, éprouve des besoins infinis et agit sans cesse dans le but de les satisfaire du mieux possible, bien des économistes ont fait remarquer que le comportement de ces chasseurs était en fait parfaitement rationnel. En consacrant plus de temps à la chasse et à la collecte, ils épuiseraient plus vite les maigres ressources de leur environnement et aggraveraient ainsi leur sort sur le plan matériel. En accumulant plus de biens matériels (outils, peaux…), ils ne pourraient plus nomadiser aussi facilement, ce qui fragiliserait encore davantage leur situation. Selon cette interprétation, ces « sauvages » agissent donc « sous contrainte de rareté » et s’efforcent de « maximiser leur utilité », comme tout le monde.

Pourtant, même lorsqu’ils ont la possibilité d’échapper aux rigueurs de leur mode de vie et de desserrer quelque peu l’étau du manque de ressources, il arrive que ces chasseurs dédaignent cette possibilité et préfèrent continuer à vivre comme ils l’ont toujours fait. Ils sont nombreux par exemple à avoir côtoyé des sociétés agricoles plus riches sur le plan matériel et maîtrisant mieux les aléas de l’approvisionnement en nourriture, sans pour autant se convertir à ce mode de vie. De même, l’anthropologue Philippe Descola montre que dans bien des cas les membres de ces sociétés savaient apprivoiser des animaux sauvages et auraient pu sur cette base se lancer dans la domestication et l’élevage de certains de ces animaux plutôt que de continuer à les chasser. C’est le cas par exemple des indiens Montagnais – les Innus, dit-on plutôt aujourd’hui – qui auraient très bien pu domestiquer le « caribou », comme l’ont fait certains peuples de chasseurs sibériens avec le « renne » — il s’agit en fait du même animal (9).

Comment expliquer que ces humains aient ainsi refusé la plus grande sécurité matérielle qu’aurait pu leur apporter la pratique de l’élevage? Pourquoi en somme n’ont-ils pas embarqué dans la révolution néolithique, dont on situe les débuts environ 10000 ans avant notre ère au Proche- Orient? Des anthropologues, tels Sahlins et Clastres (10) il y a une trentaine d’année, ou Descola aujourd’hui, suggèrent que ce choix est à mettre en relation avec la vision du monde propre à ces peuples de chasseurs. En d’autres termes, le comportement de ces chasseurs est inscrit dans une culture spécifique, au sein de laquelle la quête de satisfaction de besoins illimités n’a tout simplement pas de sens. C’est ainsi que dire de l’attitude de ces humains qu’elle consiste à « désirer peu » ou à « limiter leurs besoins », est déjà trop dire et trahir les particularités de leur vision du monde.

Comme le souligne Sahlins,

il semble faux de dire que les besoins sont « réduits », les désirs « refoulés », ou même que la notion de richesse est « limitée ». Car de telles formulations impliquent a priori un Homme économique, et la lutte du chasseur contre sa nature profonde, ses tendances mauvaises, lutte dont il ne serait sorti vainqueur qu’en faisant vœu (culturellement parlant) de pauvreté. […] Les chasseurs-collecteurs n’ont pas bridé leurs instincts matérialistes; ils n’en ont simplement pas fait une institution (11).

La conséquence de ce « choix » culturel est qu’ils ignorent le problème de la rareté. Et dans la mesure où leurs « besoins » (le mot lui-même pose problème ici) n’excèdent généralement pas les moyens qu’ils ont à leur disposition pour les satisfaire, on peut avancer avec Sahlins qu’ils jouissent en fait d’une forme d’abondance.

Nous ne sommes pas condamnés à la croissance sans limite

Pourquoi ce long détour anthropologique? Son principal intérêt est de nous faire entrevoir que l’être humain n’est pas forcément « un animal en état de désir permanent », comme nous l’assurait après bien d’autres le psychologue Abraham Maslow (12). L’exemple des chasseurs- collecteurs permet de penser que l’attitude qui consiste à désirer sans limite n’est pas dans la nature de l’Homme, mais dans la culture de l’homme occidental. En d’autres termes, il s’agit d’une « manière de penser et d’agir », d’une « habitude collective », donc d’une institution (13) caractéristique des sociétés occidentales modernes, au moins à l’origine. Par conséquent, on peut en conclure que rien dans notre nature ne nous condamne à la rareté et ne nous contraint à produire toujours plus de biens et de services. La croissance économique n’est pas une nécessité, au sens fort de ce terme.

Que les « besoins illimités » soient une institution ne veut pas dire pour autant qu’il sera facile de se défaire d’une telle « manie collective ». Cette institution est trop centrale pour être remise en cause sans que cela ne suscite de très vives réactions de défense. Car si nous cessons effectivement de désirer sans limite, comme le suggèrent aujourd’hui les partisans de la simplicité volontaire ou de la décroissance, c’est notre monde tout entier qui s’effondre. En effet, s’il n’y a plus de « besoins infinis », il n’y a plus de rareté, donc plus de biens économiques, plus d’entreprises pour les produire et les vendre, plus de marchés pour les échanger, plus de sphère économique à protéger des intrusions du politique ou du religieux. Il n’y a en fait plus de réalité économique.

Le grand Samuelson est d’ailleurs le premier à le reconnaître :

Si les désirs des êtres humains étaient totalement satisfaits, quelles en seraient les conséquences? […] Dans l’abondance d’un tel paradis, tous les biens seraient gratuits, comme le sable dans le désert ou l’eau de mer à la plage. Les prix seraient nuls et les marchés seraient inutiles. En fait, l’économie ne serait plus une matière utile.

Le prix Nobel d’économie 1970 ajoute aussitôt : « Mais aucune société n’a atteint cet état utopique […](14) ». L’exemple des chasseurs-collecteurs montre pourtant qu’il ne s’agit pas d’une utopie.

Quel modèle de société rebâtir ?

S’engager sur la voie de la « décroissance » ou plutôt de l’« a-croissance », pour reprendre l’heureuse expression proposée par Serge Latouche, suppose-t-il nécessairement un « retour » au mode de vie de ces chasseurs? Pas forcément. Pratiquer le détour anthropologique présente un double intérêt : il nous permet, d’une part, de dénaturaliser certaines de nos manières de vivre – en l’occurrence le fait de désirer sans limite, et d’autre part, d’apprécier l’incroyable capacité des humains à créer des mondes radicalement différents les uns des autres, comme le souligne le sociologue Andreu Solé (15). Et il n’y a aucune raison de penser que cette capacité créatrice est épuisée. On peut donc se montrer confiant dans l’avenir.

À quoi pourrait ressembler alors une société d’« a-croissance », qui ne soit pas une simple réplique de ces sociétés de chasseurs? Personne n’est capable de le dire aujourd’hui, ce qui ne signifie pas qu’une telle société est impossible. Il faut se souvenir, comme le rappelle Andreu Solé, qu’à l’exception de la révolution russe, jamais aucune rupture historique majeure dans l’histoire des sociétés humaines ne s’est réalisée sur la base d’un plan préétabli, d’un projet formalisé. En revanche, ces ruptures ont toujours supposé que les humains concernés cessent de croire à l’inévitabilité, la nécessité, l’inéluctabilité de leur manière de vivre et de penser. À chaque fois, c’est lorsque ces humains ont arrêté de considérer leur monde comme évident qu’un autre monde est devenu possible.

Le mouvement de la simplicité volontaire et la diffusion grandissante de ce « mot-obus » (comme dit Paul Ariès) de « décroissance », laissent penser que le doute a commencé à s’emparer de nos esprits. En ce qui concerne la suite, on peut avancer que la rupture avec l’impératif de la croissance ne se fera qu’au prix d’un réaménagement drastique de notre vision du monde. En particulier, on conçoit mal qu’une telle rupture soit possible sans la remise en cause de ce que l’anthropologue Louis Dumont appelait « l’individualisme moderne » (16). Par ce terme, Dumont désignait notre propension à valoriser l’être humain individuel et à envisager son environnement aussi bien social que naturel, comme le moyen de satisfaire ses besoins. À l’évidence, nul ne pourra bâtir une société humaine qui ne soit plus une menace pour la vie sur Terre sans en finir avec cette forme d’anthropocentrisme.

 

1 Gregory Mankiw, Principes de l’économie, Paris, Economica, 1998 [1998 pour l’édition originale en anglais], p. 4.
2 Paul A. Samuelson, William D. Nordhaus, Économie, Paris, Economica, 2005 [2005 pour la 18e édition en anglais], p. 4.
3 Voir par exemple : Joseph E. Stiglitz, La grande désillusion, Paris, Fayard, 2002; Joseph E. Stiglitz, Lorsque le capitalisme perd la boule, Paris, Fayard, 2003.
4 Joseph E. Stiglitz, Carl E. Walsh, Principes d’économie moderne, Paris, De Boeck, « Ouvertures économiques », 2004 [2002], 2ème édition, p. 9-10.
5 Marshall Sahlins, Âge de pierre, âge d’abondance. L’économie des sociétés primitives, Paris, Gallimard, 1976 [1972], p. 41.
6 Adam Smith, Enquête sur la nature et les causes de la richesse des nations, Paris, Flammarion, 1991 [1776], tome 1, p. 429.
7 Paul A. Samuelson, William D. Nordhaus, Micro-économie, Paris, Les Éditions d’Organisation, 1998 [1992, 14ème édition], p. 4-5.
8 Paul Samuelson, op. cit., p. 4.
9 Philippe Descola, Par delà nature et culture, Paris, Gallimard, 2005.
10 Pierre Clastres, La société contre l’État, Paris, Minuit, 1974.
11 Marshall Sahlins, op. cit., p. 52.
12 Abraham Maslow, L’accomplissement de soi. De la motivation à la plénitude, Paris, Eyrolles, 2004 [1943 pour l’édition originale en anglais de l’article : ‘A theory of Human Motivation’, Psychological Review, n°50, p. 370- 396], p. 51.
13 Nous reprenons ici la définition classique du concept d’institution, proposée par l’école française de sociologie. Voir Paul Fauconnet, Marcel Mauss, « Sociologie », La Grande Encyclopédie, vol. 30, Société anonyme de la Grande Encyclopédie, Paris, 1901.
14 Paul Samuelson, op. cit., p. 4.
15 Andreu Solé, Créateurs de mondes. Nos possibles, nos impossibles, Paris, Éditions du Rocher, 2000.
16 Louis Dumont, Homo aequalis I. Genèse et épanouissement de l’idéologie économique, Paris, Gallimard, « Bibliothèque des sciences humaines », 1985 [1977].

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